Recommandations citoyennes pour une sortie de la crise budgétaire IRMA 2017 2018

 

La politique dans un pays se fait toujours en se referrant au passé historique de ce pays. C’est en ce sens que l’on dit de l’Histoire  qu’elle est un perpétuel recommencement. Autrefois quand la communication restait l’apanage des média dominants et des acteurs de la politique active, il était  facile pour les groupes économiques et la classe politique de cuisiner pour le peuple haitien, n’importe quel menu budgétaire et il pouvait  y être  cachées toutes les activités criminelles préjudiciables à l’amélioration des conditions de vie de la population. L’accès  du  plus commun des mortels  aux réseaux sociaux à l’aune desquels les spécialistes  de disciplines connexes  analysent la pertinence  des objectifs cachés ou inavoués des groupes économiques  rivaux du pays est venu compliquer le travail  des professionnels de la politique  qui ne peuvent plus bluffer comme à l’accoutumé. Une autre complication tout aussi difficile pour les acteurs  de la politique est le fait qu’au cours  des trente dernières années, tous, à quelle que chapelle  qu’ils appartiennent, se sont partagés les mêmes tours de passe  passe , les mêmes artifices et les mêmes mécanismes pour se récolter les dividendes programmées dans les dépenses liées à l’exécution des programmes et des projets.

L’internationale  de son coté, mis à découvert dans la passation de marchés publics  frauduleux  au profit de leurs ressortissants à l’étranger, s’active  de son coté  à jouer la réciprocité .Elle a signé avec le pouvoir  du PHTK un protocole par lequel il s’engage  à  ne payer dans un accord  bilatéral ou multilatéral que les travaux programmés, exécutés et  vérifiés par lui. La manne du Petrocaribe et celle de la CIRH,ne tombant plus dans le budget, a obligé l’exécutif et le  parlement à recourir aux ressources financières locales pour financer le  budget, pour se payer les dividendes , pour payer les anciens acteurs des gouvernements  passés tapis dans les cabinets  privés de la présidence, de la primature , dans les représentations diplomatiques en poste dans les consulats. et pour financer les projets  présentés par une kyrielle de fondation sociale appartenus  aux anciens  dirigeants. Tout ceci est malicieusement caché dans le budget et dans la rubrique autres interventions  publiques qui alimentent une  rondelette  prévision de 23 milliards de gourdes. Pourtant le président  Jovnel a parlé.Voici ce qu’il a dit » il y a de l’argent pour la reconstruction du réseau électrique de Port-de-Paix, la construction des routes à travers le pays, l’électrification de 20 communes dans le Sud, de l’argent pour la DINEPA, de l’argent pour le traitement des eaux de rivière, de l’argent pour la construction de barrages d’irrigation, l’achat d’équipements, la construction de 2 000 maisons dans le grand Sud. Il promet de lutter contre la corruption sous toutes ses formes jusqu’à la dernière rigueur.

Justement , la faiblesse des arguments  avancés par les tenants des pouvoirs exécutifs  et législatifs  pour justifier la pression fiscale exercée sur les petits contribuables (14%,)la vitesse avec laquelle le parlement  a voté le dit projet de budget sans débats  parlementaires interprétée comme une entourloupe  et surtout les rumeurs de pots de vins consentis  aux parlementaires par l’exécutif pour voter le dit budget tel qu’envoyé par ce dernier, ont alimenté un climat de suspicion qui a décrédibilisé tout le processus du vote, d’explication et de justification  de promulgation de ce budget.

Les  nerfs sont mis à fleurs de peau et des cumulonimbus noircissent l’horizon politique au quotidien. La tension et  la peur se lisent sur tous les visages. La rue  est en train d’exploser et avec elle le poumon économique de la capitale. Le président Jovenel peut il se rétracter sans laisser des plumes ?A-t-il intérêt à laisser pourrir la situation ?Des deux côtés le mal est infini. Existe-t-il une sortie citoyenne pout le PHTK du président Jovenel Moise ?

Au niveau de notre blog, www.michelwilliamnetrealite.com  ,nous pensons qu’il en existe  encore plus d’une sortie .Il n’est que de penser à la politique, de penser tout politique et rien qu’à la politique. Puisque  la suspicion qui agite tous les esprits est la corruption politique et l’entourloupette du budget, la solution la plus politiquement potable dont l’antithèse  ne serait pas le mensonge  et la démagogie, consiste à dissiper dans le budget toute présomption de corruption et de  recréer un climat de confiance au niveau de son exécution en permettant à l’administration du président Jovenel Moise de garder le niveau de pression  fiscale pour atteindre  les cent quarante trois milliards de gourdes de prévisions

1-L’ancien président René Préval avait l’art de passer pour maitre dans  la gestion de ces types de crise politique.Même quand le parlement  a tranché en votant  légalement un budget qui a révolté la population et même quand le budget a été publié sur le Moniteur, il reste  toujours une solution qui reste  un accord  politique  à trouver au niveau des forces politiques et économiques qui gèrent le pays  dans la pratique  Le pouvoir exécutif ,le pouvoir législatif, le  pouvoir judiciaire, le CEP, les têtes des groupes économiques qui  se partageant  le budget des dépenses de l’état, les principaux chefs des partis politiques de l’opposition, se présentent en corps  réunis devant la nation et annoncent ce qui suit :

2-Une entente a été trouvée au niveau  de ces forces politiques ci-dessus réunies pour décentraliser le budget au niveau des neuf départements ,pour réduire la corruption au niveau de l’administration centrale et pour préparer des budgets programmes par département

3-Un tiers de ce budget sera réservé pour acquitter les redevances républicaines du pouvoir central dont l’income tax au profit des tax payeurs de chaque département et la banque de crédit rural avec une enveloppe pour chacun des neuf départements en établissant des garde-fous pour éviter la réappropriation du crédit par les politiciens traditionnels et par les groupes  économiques.

4-Continuer avec le processus des élections indirectes pour déboucher sur l’autonomie administrative des collectivités territoriales  et pour permettre aux citoyens de chaque département  de suivre l’évolution des dépenses budgétaires en fonction  des plans , programmes et projets  en conformité avec la vision politique du président Jovnel Moise née des  promesses de candidat

5-Dégager une fois pour toutes les sénateurs et les députés des attributions et fonctions légales des élus locaux dans l’utilisation du budget à des fins de développement

6-Si faisable, envisager à l’avenir que pour exercer la fonction de ministre, il faut avoir été préalablement élu ,casec, maire, député ou sénateur dans une circonscription. Ceci entrainera que chaque ministre ,en décidant pour le pays , voie en même tant sa circonscription et le pays .Dans cette logique, il n’y aura  pas de souci chez aucun ministre  à rechercher une avantage  économique quelconque  au profit de sa propre circonscription.

7-Prévoir au niveau de chaque département un porte parole officiel pour expliquer toutes difficultés rencontrées dans l’exécution de chaque budget départemental.

[email protected]

18 septembre 2017

 

 

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